le Ri Bellot, dernier affluent de la rive droite

On m’a nommé le Ribelot, puis le Ribellot et aujourd’hui le Ri Bellot, ce qui en dit long sur ma beauté de frais ruisseau. Je descends des hauts de St Sulpice, après être né dans les bois du lieu-dit Billard le Haut (photo ci-dessus) mais curieusement je disparais après cinq cent mètres et la traversée d’un bassin de retenue.
Heureusement je réapparais peu avant le hameau appelé lui aussi Ris Bellot (avec un ‘s’) bâti au passage de la Via Agrippa qui menait de Saintes à Lyon en passant par Limoges... et les Bouchauds. J’ai récupéré au passage un second ri (ou ‘ru’) né au lieu-dit Rabatier et qu’on a parfois cru être ma source. Mais j’ai mis bon ordre dans cette supériorité non méritée.

Puis je descends doucement vers Chez les Longs, deux lavoirs et un rouissoir m’ont salué. Je file enfin vers le village de St André avec ses deux lavoirs pour m’enfoncer dans les bois de Fontjoyeuse. Et traverser le gué du Diguet, sa pierre magistrale de 4m et son discret lavoir. Une fontaine dans les bois m’alimente et je repars vers la Templerie son pont de 1838, encore quelques beaux lavoirs fontaines me renforcent.
Je m’écoule enfin dans l’Antenne peu avant le moulin de Bricoine après 4,8 kilomètres de course qui m’ont fait passer de 85m d’altitude à 16m. Ma ripisylve est couverte d’aulnes et de frênes, quand des coupeurs incompétents ne me déboisent pas à la tronçonneuse comme en 2008.
J’ai abrité tant de truites et de brochets mais des distilleries pollueuses m’ont beaucoup abîmé, ce qui désolent mes compagnons les pêcheurs.


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Si nous ne conservons pas la nature, la Nature ne nous conservera pas — Yona Friedman